vendredi 27 mai 2016

Carte postale de Cape May


Le week-end dernier, j'étais invitée à un mariage à Cape May. C'était ma première virée sur le Jersey Shore, au sud de New York. Je file d'habitude en week-end à Long Island ou dans la vallée de l'Hudson River. Malheureusement, la météo n'a pas été de mon côté (sauf le vendredi, jour du mariage, ouf...) et l'appareil-photo était resté au chaud à New York. Mais comme Cape May est vraiment une très jolie cité balnéaire, je me dis que ca vaut quand même le coup de vous en montrer quelques images. Au XIXeme siècle, la ville servait de villégiature d'été aux riches de Philadephie et c'est pour cette raison que les rues sont bordées de superbes demeures victoriennes. Un cadre romantique parfait pour un mariage... Et ca n'est pas un secret. Je n'ai jamais vu autant de robe de mariée en quelques jours !


La plage de sable blanc est immense. Sous le soleil, ca doit être canon. Je me suis contentée de la balade entre deux averses mais j'ai vu des dauphins au large. Il y a d'ailleurs des départs de bateaux pour aussi aller voir les baleines.


Ce week-end, c'est Memorial Day et je change de cap. Cette fois, direction le nord et Cape Cod. Pas sûre que le soleil soit de la partie tout le week-end mais je me consolerai à coup de Lobster Roll !

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lundi 16 mai 2016

Guatemala : la belle Antigua


Je vous ai laissés la dernière fois au bord du merveilleux lac Atitlán. Après 10 jours sur ses rives, cela n'a pas été facile de le quitter. Mais j'avais eu un très rapide aperçu de la jolie ville d'Antigua la semaine précédente lors d'un changement de bus et j'avais hâte de pouvoir la découvrir plus en détails. Et puis, je retrouvais là-bas Léna, Fab et Benoît, les 3 Français rencontrés à San Marco et les 2 jours suivants s'annonçaient donc festifs. 
Mon hostel était idéalement placé, au coeur de la ville historique mais un peu en retrait de l'animation touristique du Parque Centrale. Les bars et restos les plus sympas étaient dans le coin ce qui m'a évitée d'avoir à me balader tard le soir dans les rues sombres. Mon sac à dos posé, je suis partie à la découverte des belles rues colorées d'Antigua. Cette ville à l'architecture coloniale est absolument charmante. Il y a des églises baroques à chaque coin de rue, on ne sait où donner de la tête (et de l'objectif).



Elle est également entourée de 3 volcans actifs, Agua, Acatenango et Fuego, ce qui rend le paysage vraiment pittoresque. Malheureusement, le ciel avait la fâcheuse tendance à se couvrir très vite dans la journée rendant les volcans invisibles et empêchant tout espoir de voir les explosions de lave du Fuego pendant la nuit… Mais en se levant tôt, on pouvait profiter d'un beau ciel dégagé. Autant Cartagena en Colombie m'avait un peu déçue car vraiment trop touristique, autant je suis carrément tombée sous le charme d'Antigua, plus authentique.




La ville a subi des tremblements de terre dévastateurs en 1773 et certaines ruines sont encore visibles. La visite du couvent de la Recoleccion laissé en l'état est impressionnante.



Impossible de visiter Antigua sans aller se frotter d'un peu plus près à ses volcans. Deux options sont proposées en ce moment par toutes les agences de voyage de la ville :
  • l'ascension de l'Acatenango sur 2 jours avec nuit de camping. Ce volcan n'est plus actif depuis 1972 mais il est très proche de Fuego qui lui est en forte activité. C'est donc un bon moyen de s'en approcher et de voir ses éruptions quasi-quotidienne.
  • l'ascension de Pacayà, à une heure de bus d'Antigua pour faire l'expérience d'un volcan actif avec seulement deux heures de rando.
Pour une question de timing, nous avons opté pour la seconde option, avec un réveil à l'aube pour prendre le bus à 6h du matin. Cela ne devait pas représenter un quelconque challenge physique mais c'etait sans compter sur la soirée de la veille... Parce quand tu te retrouves dans un bar à mezcal, qu'une soirée de charité est organisée pour dénoncer le programme politique de Donald Trump et qu'il y a de la très bonne musique live, ça a toutes les chances de déraper. Nous avons donc largement dépassé le couvre-feu de 23h initialement prévu et le réveil à 5h du matin a donc été très difficile tout comme l'ascension certes courte mais pentue. Cela dit, je ne veux balancer personne mais les fainéants peuvent faire la montée à dos de cheval !


C'est enfin le moment de revenir à notre histoire de fesses évoquées à la fin de mon article précédent ! A la base, une bande d'étudiants francais détourne une fameuse citation de Sarthe qui devient "Sans une fesse libre, aucun combat ne peut être entendu" et crée un site internet communautaire que je vous invite à visiter. Le principe : se faire prendre en photo les fesses à l'air, de dos et partout dans le monde. Une façon originale de voyager ! Pas de message de politique, ceux qui se prennent au jeu le font pour le fun. Le Guatemala n'avait toujours pas été "libéré" alors Fab et Benoît avaient à coeur d'y remédier.  Et le résultat n'est pas mal, non ? 

Photo prise par Léna

On s'est bien marré, ça aide à oublier la gueule de bois… Et puis on a eu le droit à quelques chamallows pour reprendre des forces au sommet que l'on a fait griller sur la coulée de lave de 2014 qui est toujours chaude. Mais de retour à Antigua, le programme était tout trouvé : sieste !



Je quittais Antigua le lendemain après-midi et je voulais quand même en voir un côté un peu plus authentique que les bars et restos fréquentés les 2 derniers jours... J'ai réservé donc un tour avec l'association Niños de Guatemala. Fondée en 2006, elle s'efforce d'apporter une éducation de qualité aux enfants issus des familles les plus pauvres de la localité voisine de Cuidad Vieja. Aujourd'hui, 300 enfants sont scolarisés jusqu'à l'âge de 16 ans dans les deux écoles de l'association. 



En plus de vous faire visiter ses écoles, l'association vous emmène à la rencontre de locaux. C'est comme ça que je me suis retrouvée à visiter un atelier de menuiserie pour la confection de cercueils. Et ça n'est pas une activité anodine au Guatemala où l'on choisit et achète sa dernière demeure des années avant de passer l'arme à gauche en y consacrant une bonne partie de ses économies...



Mais ce que je voulais vraiment visiter, c'était les ateliers de transformation des anciens school bus américains et canadiens en bus de transport local appelés les chicken bus. J'en ai beaucoup pris en photo pendant mes vacances car j'ai adoré leur façon de les transformer en bolide coloré. Ils sont un symbole du Guatemala et permettent à la population de se déplacer à travers tout le pays pour seulement quelques Quetzales. Je me demande toujours comment ils arrivent à s'entasser aussi nombreux sur les petites banquettes censées accueillir des fessiers d'enfants (américains certes) de 10 ans… En tout cas, les propriétaires de chicken bus mettent le paquet pour qu'ils soient le plus clinquant possible. 



Si le sujet vous intéresse je vous conseille vivement l'excellent film documentaire La Camioneta qui raconte le voyage d'un school bus depuis les USA jusqu'à sa transformation en chicken bus au Guatemala.

Avant de quitter Antigua, Fuego a eu la gentillesse de me faire un petit clin d'oeil. Tellement impressionnant ! 




Next and last stop : les temples Maya de Tikal au nord du pays. Stay tuned ! Vous pouvez retrouver tous les articles concernant le Guatemala en suivant ce lien.

Carnet d'adresses

Hostel Somos :

C'est un hostel original avec une seule grande chambre mais avec finalement pas mal d'intimité grâce un système de rideaux. Avec en plus une lampe personnelle et une prise électrique par lit, c'est le grand luxe pour moins de 10 dollars/nuit. Situation idéale dans la ville, proche de nombreux bars et restos sympas.


Coffee Y tu pina también :

Ma cantine à Antigua pour le petit-déjeuner ou le déjeuner. Les lattes et sandwichs sont excellents et le wifi efficace (et c'est un luxe dans ce pays !)


Café No Sé :

Excellent bar à mezcal tenu par un américain. A consommer avec modération si vous prévoyez de grimper un volcan le lendemain donc…


Bar/restaurant Por Qué No ? :

Super petit bar/restaurant aussi bien fréquenté par les touristes que les expats et les locaux.


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jeudi 12 mai 2016

Boston le nez en l'air : rencontre avec Mathilde




Mathilde et moi avons commencé notre aventure américaine quasi en même temps et dans des conditions assez similaires : nous avions toutes les deux lâché nos jobs parisiens pour suivre nos conjoints post-docs sur la côte Est américaine et nous avions envie d'en parler à travers un blog. Même si nos tons et parcours sont assez différents, je crois qu'on partage une certaine vision du "blogging". Nous avons assez vite échangé à travers les commentaires de nos blogs respectifs avant de devenir des copines dans la vraie vie.  Rappelez-vous, nous sommes même parties en road-trip ensemble l'année dernière !
Mais nous ne sommes pas là pour parler blog. Aujourd'hui, je vais laisser la parole à Mathilde pour qu'elle vous présente son dernier bébé : un joli e-book organisé en 50 fiches thématiques ludiques pour découvrir toutes les facettes de Boston.  Je suis admirative devant le boulot accompli !

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

 


Moi c’est Mathilde, je vis à Boston, sur la côte Est des Etats-Unis depuis janvier 2012 (pas très loin de New York !) Autrefois, dans une autre vie, quand je vivais à Paris, j’étais éditrice de livres pratiques, notamment de livres de cuisine. Depuis quelques années, avec le départ à l’étranger, mon parcours professionnel a évolué, au fil du temps : je suis devenue auteure de guides pratiques en voyage, yoga, etc., et j’ai débuté une petite entreprise de visites guidées de Boston en français : Boston le nez en l’air. Vous pouvez suivre tout ça sur mon blog, au titre platement explicite : le blog de Mathilde.

Comment t'est venue l'idée de cet e-book ?

Ça me trottait dans la tête depuis un moment, il y a pas mal de contenus sur mon blog à propos de Boston, mais tout ce contenu est dispersé. J’avais envie de réunir mes bons plans sur Boston dans un même ouvrage cohérent, à la fois dans la présentation et dans le ton. Le déclic, ça a été de voir une participante à une visite guidée qui avait imprimé des dizaines de pages du blog qu’elle avait collées dans un grand cahier : je me suis dit qu’il y avait sûrement mieux à proposer. 


Et comment s'est organisée la collaboration avec la graphiste ?

J’ai d’abord commencé par écrire des textes, réunir des photos, et j’ai suivi un cours en ligne sur lancer son livre en tant qu’auto-éditeur. Même si l’édition était « mon milieu », j’avais besoin de conseils… Quand j’ai dit aux profs de ce cours que je voulais faire un guide de voyage, et que je voulais qu’il soit bien présenté (= pas un simple pdf avec des textes et des encadrés par-ci par-là) ils m’ont recommandé de bosser avec une graphiste "ça ne sera jamais bien si tu le fais toi-même". Ils avaient raison, alors j’ai cherché quelqu’un ! ça a pris du temps, j’ai d’abord cherché quelqu’un à Boston, et puis j’ai fait ensuite appel à des amis. Je voulais quelqu’un dont l’univers graphique me parle, et avec qui je m’entende bien : eh bingo, j’ai trouvé Cécile, qui est une amie d’amie. On a discuté par Skype, elle a d’abord fait le logo de Boston le nez en l’air, et puis comme la collaboration s’est bien passée - elle comprenait ce que je voulais, elle faisait des propositions super intéressantes - on s’est lancé pour le livre. La collaboration, concrètement, s’est passée comme une collaboration éditeur/graphiste, avec de nombreux aller-retours, sauf qu’on faisait ça par Skype !


Quelles sont les enseignements que tu retiens de cette expérience ?

Avant tout, je me dis que ce n’est pas encore terminé puisque je suis maintenant dans la phase de promotion et de ventes ! L’objet existe et il faut qu’il trouve son lecteur. L’expérience que j’en tire… je ne sais pas encore, c'est trop tôt pour le dire je pense... sans doute que je suis contente d’avoir mené à bien ce projet, j'ai parfois plein d'idées mais ça n'aboutit pas, alors quand ça se termine, c'est la fête (j’en parle ici : http://www.maathiildee.com/realiser-un-ebook/)

Comment arrives-tu à jongler entre tes differentes casquettes de bloggeuse, guide, auteur ?

Je dors peu. Non, sans rire, ça demande de l’organisation, c’est sûr (= un bon calendrier et un système d’organisation, dans mon cas, Trello) et de l’énergie pour s’y mettre (= des amis avec qui sortir, et de bons cours de yoga pour décompresser). Mes activités ont l’avantage d’être assez différentes les unes des autres : je marche et je parle en visites guidées, tandis que le travail d’auteure est plus solitaire.. A part toute la partie administrative - emails, comptabilité, juridique... avec laquelle j'ai plus de mal,  le reste est plutôt très sympa !


Espères-tu voir une version papier sortir de ton ebook ?

Pourquoi pas pour la version papier ! J’ai commencé à regarder les coûts de fabrication, via là encore, un ami d’ami, qui « connaît des gens » à Philadelphie.

Merci Mathilde ! Ca vous a plu et vous mourrez d'envie de vous en procurer un exemplaire ? En suivant ce lien, il sera à vous pour la modique somme de 16.90 $ !


mercredi 4 mai 2016

Kings County Imperial, un restaurant chinois à Williamsburg



Faisons une petite pause dans les articles du Guatemala car je dois avouer que depuis mon retour je n'ai pas eu beaucoup le temps de m'attaquer au tri des photos restantes.  Revenons donc à New York pour un petit article gourmand. Si vous me suivez sur instagram, cela ne vous aura pas échappé que j'ai un penchant certain pour la cuisine asiatique. Si vous êtes comme moi, je ne peux que vous conseiller d'aller faire un tour au nouveau Kings County Imperial à Williamsburg. Les fans de dumplings et autres plats chinois seront comblés. Les portions ne sont pas très grosses et les plats sont prévus pour être partagés. Parfait pour goûter à tout ! Et mention spéciale à mon pêché mignon : le soup dumpling. Le bouillon est enfermé avec la farce au porc à l'intérieur du ravioli. C'est pas super simple à manger (attention à ne pas vous brûler la langue) mais c'est délicieux.
L'endroit est parfait pour un diner cosy  mais comme ils ont commencé à proposer un brunch dim sum, il va falloir que j'y retourne très vite un week-end !


20 Skillman Avenue
Williamsburg, Brooklyn
Métro L/g Lorimer/Metropolitan

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jeudi 28 avril 2016

Guatemala : les villages du lac Atitlán

Pendant mes 1o jours au bord du lac Atitlàn, j’ai redécouvert les plaisirs du farniente. La seule activité que j’avais prévue à l’avance était ma rando en terre maya dont je vous ai déjà parlé précédemment. Pour le reste, j’avais décidé d'improviser et voici un petit tour d’horizon de mes découvertes.


San Pedro de la Laguna

C’est dans ce village, le plus vivant des bords du lac, que j’avais décidé d’installer mes quartiers. Il est envahi de jeunes (ou moins jeunes) venus du monde entier pour apprendre l’espagnol dans les nombreuses écoles de langue qui sont parmi les moins chères au monde. Les voyageurs au long cours trouvent souvent à San Pedro un bon endroit pour se poser quelques jours/semaines tellement la vie y est douce et surtout très bon marché. Alors si c’est vrai que la rue principale, dans le bas du village, est un alignement de bars et restos pas forcèment typiques, il suffit d’emprunter une des rues qui montent à pic dans le village pour retrouver toute l’authencité du Guatemala avec son marché coloré, sa jolie église avec sa place ombragée d’arbres et ses chicken bus qui se frayent péniblement un passage dans les rues étroites.



J’ai particulièrement apprécié mon hôtel très calme à l’extrémité du village et donc à l’écart de la jeunesse bruyante (je me fais vieille, on dirait…). L’ambiance relax permet cependant de faire des rencontres sympas. J’ai passé ma semaine en compagnie de Joe un Irlandais, Hakime une Turque, Yvonne une Allemande et Kate et Owen, un couple canadien. Je ne vous cache donc pas que mon espagnol n’a pas beaucoup progressé… On partageait un super dortoir avec vue directe sur le lac. Pour la petite histoire, l’hôtel lutte tant bien que mal avec la montée des eaux du lac, phénomène qui s’accélère ces dernières années. Deux de ses dépendances sont déjà sous l’eau et ses jours sont probablement comptés. Le lac a en effet pris 5 mètres ces 9 dernières années… Tous les villages sont touchés et cela donne des scènes étonnantes de maisons et commerces noyés. Moi, j’ai évidemment trouvé ça très photogénique même si bien sûr c’est dramatique pour bon nombre d’habitants. Si le sujet vous intéresse, lisez cet article du NY Times que m’a recommandé ma pote Cécile, qui m’avait précédé au bord du lac l’année dernière. Les explications du phénomène ne sont pas très claires. Les Mayas parlent de cycles de 60 ans pendant lesquels le lac monte et descend. Il semblerait cependant que la plus probable soit les mouvements du fond du lac dus à l’activité sismique environnante. La région est extrêmement volcanique et le village lui-même dominé par le volcan San Pedro.



D’ailleurs, pour une vue imprenable, je conseille vivement l’ascension du sommet Indian Nose au lever du soleil.  Toutes les agences du village le proposent pour une centaine de Quetzales (13 dollars). Un minibus vient vous chercher à 4h du matin (oui ça pique un peu…) pour vous emmener à proximité du sommet et un guide est fourni pour vous montrer le chemin dans la nuit (et éviter le risque de se faire dépouiller par une bande armée même si cela fait longtemps que cela n’est pas arrivé). Ca grimpe fort pendant 30-45 minutes mais en haut le spectacle vous fait vite oublier ce réveil si matinal et sportif ! Et vous êtes de retour à San Pedro pour 8h du matin pour un petit-déjeuner bien mérité suivi d’une sieste bien sûr…




Carnet d’adresses

Pour l’hébergement, l’hôtel Mikaso est calme, proche du centre mais suffisamment isolé pour n’entendre que le clapotis de l’eau pendant la nuit. Il y en a pour tous les goûts et budgets, du dortoir avec ou sans vue (8 dollars/nuit) à la chambre double ou triple avec petite terrasse et sdb privée. Leur restaurant sert une cuisine tout à fait décente (surtout le brunch à volonté du samedi).



Pour un petit-déj ou déjeuner typique, testez El Fondeadero au bar du lac ou installez-vous au stand de tacos du marché où les femmes mayas vont s’occuper de votre estomac. D’ailleurs au marché vous pouvez aussi faire le plein de légumes super frais (à laver avec de l’eau filtrée !) et surtout d’avocats délicieux et de mangues juteuses.

Quand on commence à en avoir marre du riz et des haricots noirs, on fonce manger un burger généreux chez Blue Parrot. Le resto est le repaire des expats de longue date un peu hippies de San Pedro.

Une grosse communauté israelienne est installée à San Pedro et vous pouvez vous régaler de babaganoush, hummus et autres falafels chez Zoola ou Hummus Ya.


Pour faire la fête, le bar de l’Hostel Fe organise de nombreuses soirées. Le quiz du vendredi est réputé, surtout pour les bouteilles de tequila qui passent de mains en mains toute la soirée.
Le bar Sublime lui a un happy-hour defiant toute concurrence : à 5 quetzales (environ 80 cents) le verre de Cuba Libre, on risque d’être couché de bonne heure… Musique live tous les soirs et feu de camp au bord du lac.

San Juan de la Laguna

Ce petit village que l’on peut atteindre à pied en seulement 20 min de San Pedro en est l’opposé. Si c’est l’authencité que vous cherchez, vous vous y plairez à coup sûr. En se baladant dans la partie haute du village, on peut observer les habitants vaquer à leurs occupations. 



San Juan est aussi un village d’artisanat. Les femmes tissent des vêtements et accessoires colorés alors que les hommes peignent des tableaux de scènes de marchés ou de travaux des champs. Pour les trouver, il faut descendre dans le bas du village près de l’embarcadère. J'ai aimé m'attarder sur les pontons où les scènes de vie sont toujours sympas à observer. Pour le retour sur San Pedro, j'ai opté pour le tuk-tuk, une expérience  pittoresque.



San Marcos de la Laguna


Troisième village, troisième ambiance. San Marcos se trouve à une dizaine de minutes de lancha (barque à moteur) de San Pedro. Comme à San Pedro, les lieux touristiques sont regroupés aux abords du lac alors que les Mayas occupent le haut du village au delà de la place du marché où l’on trouve d'ailleurs une fête foraine délicieusement vintage.



Mais la comparaison avec San Pedro s’arrête là. San Marcos est un repairre de hippies depuis les années 70. Les centres de méditation, yoga ou stage spirituel sont légion. 



Les journées sont rythmées par les salutions au soleil effectuées à la fraiche au bord du lac et les différents groupes de discussion. Le cadre donnerait presque envie de s’y mettre ! Moi j’ai succombé au plaisir d’un massage hollistique (avec vue démentielle) mais ça s’arrête là. J'ai plutôt trouvé ma paix intérieure dans la petite réserve naturelle depuis laquelle la baignade dans le lac était un vrai plaisir. 



Je suis restée 2 nuits à San Marcos et j’avoue que j’ai eu plus de mal qu’ailleurs à connecter avec les gens, peut-être un peu trop "perchés" pour moi. Mais c’était sans compter sur ma rencontre le dernier soir avec Léna, Benoit et Fab, 3 Frenchies venus de Nantes. Au bout de 5 min, on parlait déjà “fesses” (*teasing* ne vous méprenez pas, je vous explique tout au prochain épisode). Et comme le hasard fait bien les choses, ils avaient, comme moi, prévu de passer les 2 jours suivants à Antigua. A suivre donc…

Carnet d’adresses

Testez le centre Ananda pour un massage relaxant rythmé par les clapotis du lac. 



Coffee/Hostel Circles : ce super coffee-shop (paradis pour les accros au latte ou autre macchiato) fait aussi hostel. A l’étage, deux chambres doubles et un dortoir pour 6 personnes (10 dollars/nuit). La situation dans le centre est pratique mais bruyante. Les chiens du village s’en donnent à coeur joie toute la nuit… Et le coq, il se réveille pas avec le soleil, il commence plutôt à donner de la voix vers minuit...

Hostal del Lago : cet hôtel possède un très chouette bar/restaurant au bord du lac. Vous pouvez aussi venir pour les cours de yoga qui sont donnés sur une plateforme en bois qui surplombe le lac. Si avec ça, vos chakras ne sont pas grands ouverts !





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