mardi 11 juillet 2017

10 jours de road-trip entre Colorado et Nouveau Mexique

Je sors le blog de sa léthargie actuelle pour vous parler vacances ! Cela fait longtemps que j'avais envie d'un vrai road-trip américain et le rêve est devenu réalité. Le principe est très simple : 3 copines, 2 tentes, 1 voiture et 0 charge mentale. Mes deux comparses de voyage ont déjà fait les parcs classiques de l'Ouest américain alors j'ai concocté un petit programme différent. Mathilde et ses beaux articles de voyage ont fini par me convaincre de faire une boucle entre Colorado et Nouveau Mexique avec pour point de départ et d'arrivée Denver.

Jour 1 : Denver - Great Sand Dunes (386 km)

Arrivées à Denver avant midi, nous récupèrons notre voiture et prenons la route sans traîner. Nous voulons atteindre notre premier parc avant la nuit. Nous ferons quand même un rapide arrêt à Garden of Gods à Colorado Springs pour une première rencontre avec de belles roches ocres. C'est dimanche, il y a un peu trop de monde mais c'était une jolie balade pour se dégourdir un peu les jambes.



La route est très belle surtout lorsque nous quittons l'Interstate 25. Nous atteignons Great Sand Dunes au moment du coucher du soleil. Le camping à l'intérieur du parc est déjà plein mais Oasis campground, un peu avant l'entrée, a encore des emplacements et une super vue en hauteur sur les dunes. C'est parfait, surtout avec une bière locale bien fraîche.



Jour 2 : Great Sand Dunes

L'avantage du camping c'est qu'on se lève en même temps que le soleil.  Au mois de Juin, ca veut dire avant 6h du mat ! Le spectacle des ombres sur les dunes et des montagnes en arrière-plan est à couper le souffle. En revanche, il est trop tôt pour trouver un endroit ouvert où acheter un petit café car nous entrons dans le parc avant son ouverture. 



Nous trouvons tout de même l'énergie de partir à l'assaut des dunes. Ca grimpe sec, on a le souffle court à cause de l'altitude et les cuisses chauffent vite à crapahuter dans le sable. Heureusement il est tôt et il ne fait pas encore trop chaud. Il y a d'ailleurs beaucoup de vent et on se protège le visage avec nos foulards. Mais l'ascension vaut le coup. Le paysage est tout bonnement incroyable, c'est une première claque !


Jour 3 : Pueblo Taos - Santa Fe (287 km)

Nous quittons notre premier campement de bonne heure et reprenons la route vers le sud, direction le Nouveau-Mexique et Santa Fe. A mi-chemin, nous faisons un stop à Pueblo Taos, la plus vieille communauté indienne encore habitée du pays. Le village compte 150 habitants. Nous arrivons un jour spécial de cérémonie : le chant du maïs. L'entrée est gratuite mais les tours guidés n'ont pas lieu et les photos sont strictement interdites. Nous déjeunerons sur place en écoutant les chants indiens des hommes grimpés sur les toits du village mais nous n'attendrons pas les danses. La route nous appelle.
Un pote nous avait parlé d'une communauté d'habitat écolo non loin et nous voulons y jeter un oeil. Sur la route, on fait un stop au niveau du pont qui surplombe les gorges du Rio Grande. Impressionnantes de hauteur !


A Earthship Biotecture, on ne compte pas moins de 70 maisons énergétiquement auto-suffisantes. "Rien ne se perd, tout se transforme" prend ici tout son sens. Une initiative très inspirante. Si vous voulez en savoir plus ou même apprendre à construire ce type d'habitation, leur académie a lieu cet été, en France, en Dordogne du 17 Juillet au 12 Août.


Nous arrivons à Santa Fe en fin d'après-midi. Notre Sage Inn motel est idéalement placé à 15 minutes à pied de la place centrale. Nous attaquons la soirée avec une maragarita bien relevée dans un sympatique petit resto mexicain, La Choza,  avant d'aller lancer quelques fléchettes dans un dive bar bien comme je les aime du centre-ville, The Matador. Pas de folies non plus, nous avons un programme chargé le lendemain.

Jour 4 : Santa Fe - Ghost Ranch - Navajo Dam (294 km)

La veille, un gars rencontré à Earthship nous avait vivement conseillé d'aller à Meow Wolf pendant notre court séjour à Santa Fe. Le site internet indique qu'il s'agit d'une "Immersive Art Installation" mais on n'en sait pas plus. Nous nous sommes complètement laissé emporter par l'ambiance inattendue de "The House of Eternal Return". C'est une expérience difficile à décrire tellement cette maison regorge de surprises. Elle ne laisse personne indifférent, c'est certain.


Nous quittons assez vite la ville qui ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Le centre, très touristique, est charmant mais la circulation gâche un peu la flanerie. 



Nous reprenons la route au nord par la 84. Les paysages sont superbes à l'approche de Abiquiú


C'est dans ce coin que nous tombons par hasard sur Ghost Ranch. Littéralement un décor de films puisque des scènes du célèbre western Silverado ont été tournées là. C'est aussi un centre éducatif qui propose des hébergements de tout type. Une belle option si vous êtes dans le coin.


Mais nous, un emplacement nous attendait au camping du barrage de Navajo où nous arrivons à temps pour pique-niquer face au lac avec le coucher du soleil. L'endroit est extrèmement paisible (mis à part les ratons-laveurs voleurs d'amandes...)

Jour 5 : Bisti Badlands - Shiprock - Dolores (323 km)

Nous commençons cette journée un peu tard et arrivons pour notre rando à Bisti Wilderness Area à 11h. Pas idéal car il n'y a pas d'ombre dans cet endroit un peu spécial qui n'est même pas officiellement un parc. Nous avons une vague carte, une boussole iphone un peu capricieuse mais pas de GPS et nous n'avons pas très envie de nous perdre par cette chaleur. Nous voyons quelques étrangetés géologiques mais je pense que nous avons manqué les principaux intérêts de cette balade.



Peu importe, cette journée est loin d'être finie et nous reprenons la route 64. Il n'y pas de road trip sans déjeuner dans un diner de bord de route. Le Country Family Restaurant de Kirtland tenu par des Indiens a parfaitement rempli son rôle.
Sur notre route pour rejoindre Dolores, nous faisons un petit détour pour nous approcher de Shiprock qui occupe notre horizon depuis quelques miles. Ensuite. la route 491 avant d'arriver à Cortez est superbe. On se croirait presque dans Monument Valley.



A Dolores, nous passons une très sympatique soirée. Déjà le camping en bord de rivière est très beau et bien équipé. La petite ville a bien sûr sa brasserie locale et leurs bières et patio sont au top. Et puis nous sommes tombées sur la soirée karaoké du camping que nous avons passée avec les retraités du coin qui nous ont littéralement adoptées !



Jour 6 : Mesa Verde National Park - Durango (86 km)

Nous passons la majorité de cette journée sur les sentiers de rando de Mesa Verde. La particularité de ce parc c'est qu'il renferme les vestiges des villages troglodytes des indiens Pueblo.  Cela nous permet de combiner un peu d'histoire et de nature.



En sortant du parc, nous nous arrêtons chez Dave. J'avais repéré cet endroit loufoque sur le très beau blog de Miles and Love. Nous avons vagabondé au milieu de ses créations étranges mais malheureusement point de Dave ce jour-là...
Nous arrivons en fin de journée dans la petite ville de Durango au pied des montagnes du Colorado. Là encore, les brasserie locales ne manquent pas et nous continons joyeusement notre régime bière ! Nous dormons dans un motel sans grand intérêt mais dans le centre-ville.

Jour 7 : Million Dollar Highway : Durango - Silverton - Ouray (192 km)


C'est encore un grand ciel bleu qui nous attend ce matin là avant de prendre la route des montagnes. Durango accueille ce jour-là une expo de vieilles voitures et cela lui donne une touche de charme supplémentaire. La Million Dollar Highway que nous empruntons ensuite est certainement la plus belle route qu'il m'ait été donné de parcourir. Elle tient son nom de son coût de construction car on imagine aisement qu'il n'a pas été facile de venir terrasser ces pentes escarpées mais qu'est-ce que l'homme ne ferait pas pour quelques minerais précieux ?


Notre premier arrêt est pour la petite ville de Silverton. Le voyage dans le temps est immédiat d'autant que nous pénétrons en ville en même temps que la vieille locomotive à vapeur qui arrive de Durango. La ville a l'air d'avoir peu changé depuis l'époque de la ruée vers l'or même si les touristes bedonnants ont remplacé les cow-boys dans les saloons des rues en terre battue... Cela reste très photogénique même si on regrette que la circulation n'ait pas été limitée dans les rues principales.


La partie de la route la plus impressionnante se situe entre Silverton et Ouray. Les virages sont serrés et les barrières de sécurité inexistantes ce qui en fait la route la plus dangereuse des US d'autant qu'il est difficile de ne pas être distrait par les magnifiques paysages environnants. Nous nous arrêtons pour faire quelques photos à la mine d'or désaffectée de Idarodo. Ambiance "spooky" garantie !


Nous arrivons ensuite à Ouray, surnommée la Suisse du Colorado. Ce village de montagne ressemble tout de même plus à une ville du Far West qu'à une bourgade helvètique, ce qui ne lui enlève rien de son charme. 



Nous reprenons la route pour arriver avant la nuit à Black Canyon of Gunnisson, notre dernier parc national du séjour.

Jour 8 :  Black Canyon of Gunnisson - Salida - Buena Vista (234 km)

Réveil au milieu de la nature, entourées de biches pas sauvages pour un sou et qui, si on se fie au dépliant remis à l'entrée du parc, peuvent même être agressives. Nous ne les approcherons pas de trop près ! Il fait déjà chaud à 8 heures du matin et on ne traine pas pour aller découvrir le parc. Les chemins de rando sont assez courts dans la partie sud du parc où nous sommes et les points panaromiques sont facilement accessibles depuis la route. Une balade à ne pas manquer est celle qui se trouve tout au bout de la route sud pour atteindre Warren Point. Si vous n'avez pas le vertige, grimpez sur les rochers au bout du chemin pour une vue panoramique sur le canyon et la rivière. Et ouvrez l'oeil, vous pourriez aussi voir quelques chèvres des montagnes  dans les environs.



C'est de retour sur le parking que je choisis de finir les vacances en beauté avec : une entorse... Alors on n'a bien essayé d'inventer des histoires héroïques mais non il faut être honnête : je me suis foulée la cheville en manquant le trottoir pour aller chercher les chips dans le coffre... voilà, voilà ! Dans mon malheur, je m'en sors bien puisque les vacances touchaient gentiment à leur fin.


Après un petit détour par la pharmacie de Montrose, nous arrivons à Salida en fin d'après-midi après avoir longé le beau lac du Parc Curecanti. C'est dimanche soir et la ville se vide doucement après un week-end de festivités. Nous n'avons pas vraiment envie de rester là pour la nuit et nous nous dirigeons quelques miles plus au nord pour une dernière nuit dans le très chouette KOA camping à Buena Vista.



Jour 9 -10 : Denver (218 km)


C'est le coeur lourd que l'on remballe une dernière fois les tentes. Cela faisait longtemps que je n'avais plus expérimenté le camping eh bien j'en suis retombée amoureuse ! Mais les vacances ne sont pas encore tout à fait finies. Nous passons une dernière fois par les montagnes pour rejoindre Denver en traversant les jolies stations de ski de Breckenridge et Frisco. Nous arrivons à Denver pour l'heure de l'apéro et nous jetons notre dévolu sur un quartier qui regorge... de micro-brasseries ! Mais pas uniquement. Le quartier de RiNo (River North), c'est aussi street art à gogo et food market branché dans une ambiance post-industrielle. En fait, cela ressemble à tous les nouveaux quartiers branchés américains tel que Wynwood à Miami ou Bushwick à Brooklyn. Toujours très sympa mais tout cela commence à manquer un peu d'originalité ! Le lendemain matin nous aurons juste le temps de faire un tour rapide downtown notamment pour voir la belle gare art-deco avant de reprendre le chemin de New York.

Voila, nous en aurons vraiment pris plein les mirettes pendant ces 2000 kilomètres. Impossible de se lasser de ces paysages grandioses et si changeants.  Plus qu'une envie : repartir !

Informations pratiques

  • Avion (AR NY/Denver avec Delta) : 271 dollars/pers
  • Voiture (compact à l'agence Avis à l'aéroport de Denver)  285 dollars (+120 dollars essence)
  • Hébergement (2 motels, 1 airbnb et 6 campings) : 186 dollars/pers. Nous n'avions réservé que le motel de Santa Fe et le airbnb de Denver. Nous n'avons jamais eu de problème pour trouver des emplacements de camping libre mais nous n'étions pas en haute saison.
  • Entrée dans les parcs : 15 à 20 dollars la journée/parc ou 80 dollars l'abonnement annuel.



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mardi 18 avril 2017

Balade en vélo à Staten Island



Avec les beaux jours, le blog reprend du service en même temps que les grandes balades à vélo. Ce dimanche de Pâques fut plus que printanier, il nous a même donné un avant-goût d’été avec les 28 degrés affichés au thermomètre. Et qui dit été dit plage ! Mes coups de pédale me mènent généralement du côté de Rockaway mais cette fois-ci, c’était Staten Island qui était au programme. Il était temps car j’ai un peu honte d’avouer que mes pieds n’avaient foulé jusque là que la salle d’embarquement du ferry. En effet, la traversée, gratuite, permet de s’approcher au plus près de la satut de la liberté et de profiter d’une vue imprenable sur downtown Manhattan.



Mais peut-être que Staten Island a un peu plus que ca à offrir? Je n’ai en tout cas pas eu trop de mal à convaincre Elise, fondatrice de New York Off Road, à m’accompagner pour verifier. @jeanrochny, notre faiseur de story instagram officiel a lui failli à sa mission car tombé en rade de batterie 10 minutes après l’arrivée…
Les découvertes commencent à cinq minutes du terminal du ferry avec le mémorial du 09/11 qui célèbre la mémoire des nombreux habitants de l’île, dont beaucoup de pompiers, qui ont perdu la vie dans l’attaque du World Trade Center. Le monument est sobre, dans l’alignement de la nouvelle tour du World Trade Center. Le nom des victimes est accompagné d’une sculpture de leur profil. C’est simple et émouvant. Les alentours sont en travaux car le site va bientôt accueillir un centre commercial et une grande roue facon London Eye pour justement inciter les touristes à quitter le ferry.




La balade ne s’arrête bien sûr pas là. J’avais répéré sur la carte des plages sur la côte nord-est, au sud du Verrazano Bridge et je voulais pousser jusqu’au Great Kills Park. Ca n’a pas l’air bien loin sur la carte mais, première surprise, Google Maps annonce 58 minutes de trajet. C’est là que je me rends compte de la taille gigantesque de l’île. Staten Island fait tout de même 3 fois la superficie de Manhattan !

Nous nous mettons en route et descendons vers le Verrazano bridge en suivant la piste cyclable sur Bay street. On traverse une zone urbaine assez désolée. C’est vrai que la plupart des commerces est fermée en ce dimanche de Pâques mais beaucoup semblent avoir baissé le rideau depuis bien des années. Comme ce beau théatre art-déco Paramount qui tombe malheureusement en ruine…




Agréable surprise sur le chemin, nous tombons sur un site de street art géré par le collectif NYC Arts Cypher (12 Broad St, Stapleton) qui nous a permis d’admirer notamment des oeuvres de @joritagoch et de @sipros_sipros.




Quelques centaines de mètres plus loin, les maisons se font plus cossues comme nous nous approchons du Fort Wadsworth Park qui surplombe le dit fort, le phare du même nom ainsi que l’imposant Verrazano Bridge qui relie Staten Island au quartier de Bay Ridge à Brooklyn. Le site est impressionnant.




Nous continuons vers le sud et nous nous posons sur la plage quasi-déserte du camping de Staten Island pour pique-niquer. Des gros nuages noirs commencent à s’ammonceler, il va falloir filer fissa vers le sud pour ne pas se faire saucer. Longer South Beach sur le boardwalk puis Midland Beach est très agréable (même si c'est pas Miami Beach, entendons nous bien !). L’ambiance est populaire et beaucoup de familles juives ultra-ortohdoxes sont de sortie pour célébrer passover, la pâque juive.




Nous manquons de temps pour aller jusqu’à Great Kills Park et nous décidons de retourner au ferry en empruntant la seule ligne de métro aérienne qui traverse l’île du nord au sud. Pas de panique si vous ne voyez pas de tourniquet pour valider votre metrocard, vous pourrez le faire en quittant le train.

Nous avions prevu un dernier arrêt désalterant à la Flagship Brewery avant de reprendre le bateau mais là aussi on célèbrait Pâques et nous avons trouvé porte close… Next time ! Car il faudra bien revenir pour explorer un peu plus cette île bien différente du reste de New York City et notamment le projet pharaonique de Freshkills qui est en passe de transformer la plus grande décharge des Etats-Unis en un parc.

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lundi 13 février 2017

Boucherie, le raffinement français à Greenwich Village



Dans une ville aussi cosmopolite que New York, on trouve bien sûr toutes les cuisines du monde. Pas toujours facile de faire un choix entre dumplings chinois, ramen japonais ou tacos mexicains ! Et puis il y a ces jours où la seule chose dont on a envie c'est de retrouver le goût de la maison dans un décor de bistro chic parisien. Alors si l'idée d'engouffrer une douzaine d'escargots ou de finir un repas par des profiteroles au chocolat tout en sirotant un verre de Pouilly fumé vous ouvre l'appétit, vous devez rendre un petite visite à Boucherie, récemment installé dans Greenwich Village. La décor de cet ancien garage transformé en belle brasserie vous transportera directement en France.


Dans l'assiette pour nous ce soir-là, ce fut bouillabaisse du jour et belle pièce de boeuf à la bordelaise fondante à souhait. La carte des vins est belle mais vous devriez vous laisser tenter aussi par un de leurs cocktails à base d'absinthe dont ils ont fait leur spécialité. 


Prêt pour un voyage de l'autre côté de l'Atlantique le temps d'une soirée gourmande ? Je dois quand même préciser que l'aller-retour a un coût non négligeable (même si on est loin du prix d'un billet d'avion). On réservera donc cette belle adresse pour une grande occasion (ou le brunch). Et puis entre temps, on continuera à aller manger des dumplings à Chinatown !


Boucherie
99 7th Ave S (Grove St)
Metro Christopher Street ligne 1


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lundi 23 janvier 2017

New York dans la rue pour la Women's March


Il a bien fallu accepter l'inévitable : Donald Trump est devenu ce vendredi 20 Janvier le 45ème président des Etats-Unis d'Amérique… Son discours d'investiture est clair sur ses priorités : L'Amérique aux Américains. De quoi ne plus se sentir très à l'aise dans son pays d'accueil depuis plus de 5 ans... Depuis l'annonce de son élection en Novembre, les associations de défense des droits des femmes avaient appelé à manifester à Washington le 21 Janvier et le mouvement a été suivi dans toutes les grandes villes du pays mais aussi du monde.
L'ampleur du rassemblement a dépassé toutes les espérances des organisateurs et il semblerait que quelque 4 millions de personnes à travers le pays soient descendues dans la rue pour rappeler au nouveau gouvernement qu'il y a des valeurs et des acquis que nous sommes très nombreux à vouloir défendre. A New York, 100,000 personnes étaient attendues mais c'est en fait près de 400,000 qui ont marché samedi après-midi entre l'ONU et la Trump Tower sur la 5th Avenue. 


Il semblerait que les mesures, assez étonnantes pour une française, aient très bien fonctionné pour répartir la foule sur toute la journée. En effet, l'organisation avait demandé aux participants de démarrer dans des créneaux horaires définis en fonction de son nom de famille et, même si personne n'était là pour vérifier, les Américains, en général très obéissants, s'y sont pliés volontiers. Ce qui parait assez surréaliste à travers mes yeux français !


Mais résultat, tout le monde a pu marcher et, malgré la foule inattendue, tout s'est passé sans aucun heurt. Les forces de police étaient d'ailleurs, à ma grande surprise, très discrètes et l'ambiance était particulièrement bon enfant et familiale. Pour beaucoup de participants, c'était leur première manifestation et ils n'ont pas fait les choses à moitié. Je n'avais jamais vu autant de pancartes et de bonnets roses tricotés à la main ! Les images parlent d'elles même.


Après 3 heures passées dans cette foule enthousiaste et bigarrée, le moral allait déjà beaucoup mieux ! Je vous laisse avec le sourire (et pas que) de cette jolie jeune femme. Apparemment, sa décomplexion n'est pas du goût d'Instagram ni de Facebook qui ont banni cette photo dans les 10 minutes qui ont suivi sa publication… Les tétons sont donc obscènes. On a encore du boulot !


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